My son the soldier

My son the soldier

« C’est à celui qui domine sur les esprits par la force de la vérité, non à ceux qui font les esclaves par la violence, que nous devons nos respects ». Cette citation de Voltaire pourrait faire suite aux mots de Daniel dont le fils, soldat en Israël, a été confronté à un dilemme pendant son service militaire. Text in French and English

L’innocence du sergent

Je vais vous raconter une histoire que mon père m’a racontée. Cela s’est passé me dit-il, durant mon service militaire en 1992 à Burdur. Nous devions assister à une conférence. Étant donné qu’il n’y avait pas assez de place dans la salle principale ,nous avons dû la suivre sur des télés qui se trouvaient dans le réfectoire. Il devait y avoir au moins 1 km entre les deux bâtiments et le discours se fait par téléconférence. Le colonel est apparu sur la télé et a crié: « Et toi, qui es debout, que fais-tu ?! » Le seul à être debout dans notre réfectoire était notre sergent qui a cru que le […]

De l’autre coté de la Mer Méditerranée

Il était condamné… condamné à aimer cette inconnue, cette indigène qui n’était rien mais qui est devenue son essentiel, sa raison de vivre et d’exister. Tout a commencé dans ces petits lupanars, plus discret que son synonyme populaire maison close, ces demeures où résident tant de mystères… Il y allait souvent accompagné de ses camarades soldats, vivre en exil involontaire était une épreuve compliquée et dure. Ces jeunes combattants n’avaient pas réellement choisi leur sort, il leur a été attribué ainsi, faute de moyens et d’ambitions. Cela faisait approximativement deux mois qu’ils étaient sur les environs de Bizerte. Victimes de leurs destins, ils se sont retrouvés militaires en Tunisie lors […]

Rescapé de la villa Susini

Mon arrière grand-père : Mohamed Tahar Tedjini était politicien : il menait des actions contre la colonisation de l’Algérie, par exemple, il formait des scouts : les scouts musulmans. Un jour, alors qu’il était en voyage à Constantine, un homme tapa à la porte. Mon arrière grand-mère : Baya Tedjini qui, elle et ses enfants étaient resté à Alger, lui ouvrit : – Bonsoir, désolé de vous déranger à cette heure tardive. M.Tedjini habite bien ici ? – Oui, mais il est en voyage en ce moment. Pourquoi ? – Hum, et il rentre quand ? – Je ne sais pas monsieur. Je vous prie de m’excuser, mes enfants attendent que je leur donne à diner. – Bonsoir […]

Few hours in Haifa

Today, my mother told me that I have the permission to enter Haifa and Akka from the so-called “Israeli government”. I was really excited and started preparing myself while imagining the sea in front of me. The words started to form sentences in my mind: “Finally your dream came true, you are going to see what others had taken from your country, the precious Mediterranean Sea.” I didn’t sleep, I just waited for tomorrow. I told my sister that I would wake her up because I would be the first who’s awake. The sun started to shine and we were ready to go. We went to the center of the […]

À l’assaut des peupliers en fleurs

À l’assaut des peupliers en fleurs

Il arrive (rarement) qu’en pleine guerre des soldats ennemis parviennent à sauver un mariage. Une dernière histoire pour redonner espoir… Audio and text in French

Un jeudi à Ramallah

Cette histoire s’est passée en 1990. Je marchais dans la rue et j’ai été arrêté par un groupe de soldats israéliens qui patrouillaient. Ils m’ont demandé mes papiers, m’ont fouillé au corps, ils ont vu la faucille et le marteau sur le porte-clé, et en ont conclu que j’étais communiste. Ils ont commencé à frapper, à la tête, au corps, et à m’interroger pour savoir si j’avais une maison à Ramallah. Malgré les coups, je n’ai rien dit, car dans la maison il y avait des flyers communistes et une photocopieuse. L’organisation aurait eu des problèmes. Ils m’ont ensuite amené devant deux bâtiments, l’un de la résistance et l’autre du […]

Sauvés de l’incendie de Smyrne

C’était le 14 ou 15 Septembre 1922. L’incendie de Smyrne avait commencé le 13, mercredi, et avançait vers la mer poussé par un vent tres violent soufflant du sud, chassant devant lui les habitants qui abandonnaient leur maison et tout leur biens aux flammes. Nous étions au moins un groupe de 10 à 15 personnes. Pol mon petit cousin qui avait deux ans et demi et qui était porté dans les bras, répétait a tue-tête “Sfalate ta matakiasas” (Fermez vos petits yeux), comme on lui disait pour lui épargner le picotement de la fumée. En plus chacun tenait un mouchoir mouillé a la bouche. La famille se dirigeait vers La […]