Histoire vraie, par Linda, Lycée A. Artaud

Je vais vous raconter le parcours migratoire de mon grand-père tel qu’il me l’a raconté. Tout d’abord mon grand père est né en 1940 en Algérie. Après l’indépendance en 1963, il a décidé de quitter l’Algérie momentanément dans le but de trouver du travail.  Il s’est donc rendu dans la ville de Vichy en France alors qu’ il avait 23 ans. Il a travaillé dans une usine de bouteilles d’eau. Ensuite c’est dans cette ville qu’il a rencontré ma grand-mère, qui, elle aussi, est née en Algérie. Mes grands-parents se sont mariés en 1966. En 1967, les parents de ma grand-mère, mes arrières grands-parents, décidèrent d’aller habiter à Marseille afin […]

Mon grand-père pastré, par Alex, Lycée A. Artaud

J’ai interrogé mon grand père qui m’a raconté le parcours un peu spécial de son grand père maternel: Son grand père , abandonné à la naissance et recueilli par l’assistance publique sous le nom de «Castagnino» arrivé à l’époque des châtaignes puis adopté par une famille très pauvre de pastrés (éleveur de vaches laitières). Cette famille a immigré en France et lui en Amérique par un bateau. Après avoir fait divers métiers, il s’est retrouvé à travailler pour un patron boucher pas très honnête qui se livrait fréquemment au commerce de bêtes atteintes de maladies. Ce marché illicite ayant été découvert par les autorités, le patron boucher lui proposa le […]

A journey in search of roots from France to Turkey

TODAY’S ZAMAN French journalist Lionel Serik traced his roots back to Turkey, where he recently paid a visit as a guest of the İstanbul 2010 European Capital of Culture Agency. Lionel Serik might be labeled a nomadic man, the Pierre Loti of modern times. No matter what he’s called, his life is surely a source of inspiration for those who are seeking to write the story of a man searching for his roots in distant lands. Having a foreign surname, which has always aroused people’s curiosity, French journalist Serik is in pursuit of his roots, which he has traced back to Turkey. “I was always looking in the Yellow Pages […]

Un tour du monde en croiseur

Il était l’année 1956, et arrivé le 1er septembre, les 95 élèves de la quatrième année de l’Académie  Naval de Livourne, s’embarquaient sur le croiseur Raimondo Montecuccoli. Généralement la croisière que font les élèves se réalise pendant l’été, mais cette année l’Italie devait envoyer un navire de représentation aux Jeux Olympiques de Melbourne. Après la cérémonie officielle la traversée prenait début. Le premier port où le croiseur s’arrêtait pour ravitailler fut Port Saïd (Égypte), ensuite ils passèrent par le canal de Suez. Là-bas, à cause des pressions diplomatiques, tout le monde était aux postes de combat, l’alerte rouge était activée à bord. Heureusement rien ne se passa. Finalement, ils arrivèrent […]

Une visite extraordinaire à l’hôpital

C’est l’histoire de ma grand-mère qui s’appelle Chantal. Elle fait partie d’une association de bénévole (JALMALV : « Jusqu’À La Mort Accompagner La Vie ») dont l’objectif est de rendre visite à des malades qui sont en fin de vie ou en grande souffrance. Elle rencontre toutes les semaines des malades qu’elle suit deux fois, six fois, dix fois et parfois elle les accompagne vraiment jusqu’à leur mort. Un jour elle a accompagné une dame qui s’appelait Jeanne, qui avait soixante-dix ans et qui était vraiment très malade, mais pas complètement en fin de vie. Jeanne disait « J’en ai assez de la vie, je veux mourir. » Ma grand-mère lui demanda ce qui lui […]

L’amour vengé

Quelques années auparavant Joséphine était cette jeune descendante d’une famille riche, d’une intelligence frappante et d’une immense ardeur dans l’apprentissage. Elle était l’une des rares, peut-être la seule fille de Beit Chabab à recevoir son bac en ce début du XXI siècle. Elle voulait bien étudier les droits, mais naturellement son père n’accepta pas que sa fille de village n’allât seule vers la ville des loisirs « Beyrouth ». Ses ambitions pourtant la poussèrent à prendre les cours de ses amis, à se cultiver elle-même, elle écrivait des poèmes… Mais sans qu’elle le voulût, l’amour bouleversa son existence paisible. Elle allait alors commencer une nouvelle vie avec Menhem, SON Menhem, […]

Moufik

Lorsque nous nous retrouvâmes enfin seules, réunies autour d’une table, dans un silence le plus absolu, ma tante me raconta une histoire. C’est l’histoire d’un mendiant – me dit-elle – qu’elle croisait fréquemment dans un coin bien précis d’Oran, la rue Ben Mhidi, à mi-chemin des arcades. C’était il y a 18 ans de cela, en 1994. Cet homme ne changeait ni de place, ni d’humeur. Il se faisait appeler « Amou Moufik », qui signifie tonton Moufik en français. Amou Moufik restait toujours la tête baissée avec un petit air triste. Ma tante ajouta, que ce n’était pas une personne très bavarde mais il essayait continuellement de montrer sa gentillesse extrême. […]

L’enterrement dans quatre jours

William va avoir trente ans, il travaille dans le social à Marseille. Il a vécu toute son enfance en Nouvelle-Calédonie. Il m’a raconté cette histoire de deuil: Quand ma grand-mère meurt, nous sommes à Nouméa. Mon père se débrouille pour dégoter des places d’avion. L’enterrement est tendu. Le reste de la famille nous reproche de ne pas avoir donné de nouvelles, de ne pas s’être occupé d’elle. Le repas de famille est très désagréable. Mon père et son frère s’insultent. Un froid qui restera des années dans la famille. Plus tard, après quelques années d’étude en France, je suis de retour en Nouvelle-Calédonie. J’ai choisi mon terrain de maîtrise en […]

Les aventures de tante Gaby

L’histoire de mon arrière arrière grand-tante, Gabrielle Roussane, surnommée « tante Gaby » par ma famille, débute vers 1890, dans une petite ville du sud-ouest de la France, lorsqu’elle obtient son diplôme de l’école normale, lui permettant ainsi d’exercer le métier de professeur de français. Après quelques années, elle fut mutée dans une autre ville du nom de Chasteaux, toujours dans le sud-ouest, et rencontra un homme du nom d’Etienne Cote. Ils tombèrent amoureux et se marièrent. Nous sommes alors en 1895. Cinq ans plus tard, ayant des problèmes dans leur relation, divorcèrent. Des deux enfants qu’ils avaient eu, seul le plus jeune, Philippe Cote, âgé de cinq ans, resta […]