Kader… le T-34

C’est, comme toujours, par le biais de ma mère que nous découvrons les membres éparpillés de notre famille. Elle n’a pas cessé, depuis la fin de la guerre, de partir à la recherche de cousins, oncles, tantes, neveux, etc. Kader n’a pas été difficile à trouver : il travaillait à la préfecture de Mostaganem ! Le jour où il nous rendit visite pour la première fois, je dois dire qu’il m’a impressionné : grand, blond, beau gosse, fonctionnaire, il en imposait. Son surnom, il le doit à mon frère ; comme il était costaud, il l’a baptisé du nom d’un char russe, le T34 ! Je ne savais pas que […]

Le sens du partage

En mars 2007, ma mère et moi sommes allées au Caire voir ma sœur qui y avait passé l’année. Ensemble, nous avons visité la ville et en particulier les mosquées car notre maman en raffole. D’ailleurs elle évoque en moi, tendrement, l’image d’une «grenouille de bénitier » ou plutôt d’une grenouille de fontaine à ablutions. Donc après la visite d’El Azhar, sous un soleil sec, nous sommes allées à La mosquée d’El Hussein. Fatiguées, ma sœur et moi nous sommes assises sur des marches à l’entrée et avons laissé mère finir seule son tour. Profitant des retrouvailles, je discutais avec ma sœurette de choses et d’autres, le genre de choses […]

La femme qui parlait aux chats

En 2005, je travaillais au sud Algérien (In Amenas) dans une entreprise de Catering, (restauration et l’hébergement du personnel d’une société pétrolière) A u restaurant, je voyais chaque jour, une secrétaire qui s’appelle Nacera, d’un certain âge, à la fin du service, elle ramassait les restes du poulet ou’ de la viande Je me demandais pourquoi, un jour je lui ai posée la question, elle me répondit, c’est pour les chats qui rodent dans la base vie. Comme moi aussi j’aime les chats, je me suis sympathisé avec cette dame. Une fois un chaton , est monté le haut d’une bâtisse , et commença à miauler , les travailleurs l’incitèrent […]

Une radio de la tête

Il y a quelques jours nous discutions, une amie et moi, des langues étrangères. Nous sommes alors tombés d’accord pour dire que certaines langues avaient la « langue pendue » et que d’autres étaient plus précises et plus rigoureuses, indemnes de toutes les contorsions circonvolutions et convulsions. Certaines langues se donnent un malin plaisir à faire de grands cercles autour du sujet comme le feraient des vautours autour d’une proie affaiblie qui peine à se relever. Il suffit que la cible bouge un peu pour que les cercles s’élargissent encore plus…J’ai aussi appris à reconnaître l’origine géographique de mes patients à la façon dont ils racontent leurs soucis, à leur accent et […]