Rescapé de la villa Susini

Mon arrière grand-père : Mohamed Tahar Tedjini était politicien : il menait des actions contre la colonisation de l’Algérie, par exemple, il formait des scouts : les scouts musulmans. Un jour, alors qu’il était en voyage à Constantine, un homme tapa à la porte. Mon arrière grand-mère : Baya Tedjini qui, elle et ses enfants étaient resté à Alger, lui ouvrit : – Bonsoir, désolé de vous déranger à cette heure tardive. M.Tedjini habite bien ici ? – Oui, mais il est en voyage en ce moment. Pourquoi ? – Hum, et il rentre quand ? – Je ne sais pas monsieur. Je vous prie de m’excuser, mes enfants attendent que je leur donne à diner. – Bonsoir […]

L’enfant inconnu

En 1953 dans les montagnes de Kabylie, mon grand-père nommé Mohamed Arezki Belhocine soupçonné par l’armée française d’appartenir aux moudjahidines fut condamné pour 2 ans dans une prison se situant à Ain el hammam. A son retour à la maison en 1955 il fut acceuilli par toute la famille, enfants frères sœurs tous confondus.Il les connaissait tous sauf un petit garçon d’un an et demi voir deux ans. Il demanda alors à ma grand-mère : Qui est ce mignon garçon ? Elle lui répondit : c’est ton fils, quand tu es parti en prison tu m’as laissé enceinte, malheureusement tu n’a pas eu l’occasion d’assister à sa naissance. Il commença alors à pleurer […]

Un hôpital à la frontière

En 1959, en Algérie, la guerre faisait rage. Les agents de police français et la gendarmerie interpelaient, torturaient et mettaient à mort toute personne « suspectée » de participer de quelque manière que se soit à, ce qu’ils appelaient, « une simple révolte de hors-la-loi ». Un jour, dans la toute petite ville de Nédroma, près de la ville de Tlemcene et non loin des frontières marocaines, alors que ma grand-mère, qui n’était à l’époque qu’une jeune étudiante, se promenait avec sa tente et sa cousine, elle se fit interpeler par deux agents de polices français. Sa première réaction fut de leur demander ce qu’ils voulaient, mais les deux hommes […]

Un jour mémorable

Ce drame véridique m’a été raconté comme il suit par mon grand père, qui se trouvait être pendant la guerre d’Algérie, le directeur d’une clinique sur les hauteurs d’Alger. Le 3 Avril 1962, à 6h du matin, cette clinique où étaient hospitalisés 130 malades algériens, a fait l’objet d’une attaque de l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS). Quelques membres de cette dernière entrèrent dans les bureaux ainsi que les chambres qui étaient occupées par les malades et se mirent a tirer sur les patients. En repartant après le massacre, l’OAS se chargea d’éparpiller quelques bombes dans la partie droite du bâtiment de la clinique pensant que les malades du FLN y […]