La mort de ma nounou

La mort de ma nounou

Comme Maximus, le jeune Kurde qui avait dû fuir son village incendié, Hinda a dû faire face à la violence aveugle du terrorisme. C’était en Algérie, à quelques pas de chez elle, lors d’une décennie noire dont les conséquences sont encore à l’œuvre dans toutes les couches de la société. Text in French

Tu as 16 ans de souvenirs, par Maud, Lycée A. Artaud

Tu as 16 ans de souvenirs, tu habites Marseille en 2013. 9 ans pour grandir, 4 ans de calvaire et 3 ans de galère. De famille en famille, de rue en rue, le temps passe. Le paysage défile. Seule, perdue ou accompagnée. Tu te sens protégée par la vie. Et pourtant ? Si je peux vous raconter une de mes soirées qui m’a marquée, une de celles qui m’ont ouvert les yeux. Être sur ses gardes. 10h du soir, dans un salon de Chicha. Tu es avec deux amies, le sentiment de liberté au bout des lèvres. Et une crise d’euphorie intense maîtrisée par l’air oppressant et humide se présentant à […]

Bambara

La jeep s’arrêta et le jeune soldat chargé de la surveillance de la barrière de Graba devint blème. Il salua les gendarmes .Il y eut une discussion entre eux .On sut par la suite que le train de quatre heures du soir ne passera pas ce jour là… La ville était ceinturée par deux lignes de barbelés dont l’une était électrifiée . trois barrières permettaient d’entrer et de sortir du village .Pour ce faire ,il fallait être muni d’ un laissez-passer. Bambara qui travaillait dans un petit lopin de terre que nous appelions « ejjarda » -le jardin- et qui se trouvait hors du village , possédait un laissez-passer permanent […]

Une âme perdue

TELECHARGER CETTE HISTOIRE VRAIE/ THIS TRUE TALE Hinda Oulebsir – Texte / Text Histoire écrite en français / Story written in French Histoire collectée dans le cadre d’un projet pédagogique avec l’université Alger II, département de français / Story gathered at the University Alger 2, French department

Manifestation étudiante en Algerie

Lorsque ma mère, Sophia, était lycéenne en Algérie, une manifestation d’étudiants avait été organisée. Malgré être impliquée, ma mère n’osait pas s’y rendre par peur au possible chaos que provoqueraient les adolescents et la police. Elle décida alors de rester paisiblement à la maison. Peut de temps après le début de la manifestation, ma grand-mère, ayant l’esprit révolutionnaire, fut surprise de voir sa fille allongée sur le canapé, et s’en mécontenta fortement. C’est alors qu’un débat entre mère et fille eu lieu : « Tu va laisser les autres se battre pour tes droits, t’as pas honte ? » lui disait ma grand-mère. Se considérant fragile, ma mère insistait sur le fait que cela […]

Kader… le T-34

C’est, comme toujours, par le biais de ma mère que nous découvrons les membres éparpillés de notre famille. Elle n’a pas cessé, depuis la fin de la guerre, de partir à la recherche de cousins, oncles, tantes, neveux, etc. Kader n’a pas été difficile à trouver : il travaillait à la préfecture de Mostaganem ! Le jour où il nous rendit visite pour la première fois, je dois dire qu’il m’a impressionné : grand, blond, beau gosse, fonctionnaire, il en imposait. Son surnom, il le doit à mon frère ; comme il était costaud, il l’a baptisé du nom d’un char russe, le T34 ! Je ne savais pas que […]

L’accrochage

Pendant la période du terrorisme des années 90, mon père et sa famille ont été menacés par un groupe de terroristes qui leur ont envoyé une lettre de menace leur demandant une rançon de 5 millions de dinars, les menaçant de les tuer. Suite à cette lettres, ils ont fuit la maison, malgré ça , ils ont continué de les poursuivre, c’était un groupe bien organisé et bien déterminé. Ce groupe a été les menacer jusqu’au lieu de travail où ils ont exigé qu’on leur verse la rançon dans un délai de 5 jours. Mon père a alors signalé ça à la police et a installé des caméras. La police […]

Un hôpital à la frontière

En 1959, en Algérie, la guerre faisait rage. Les agents de police français et la gendarmerie interpelaient, torturaient et mettaient à mort toute personne « suspectée » de participer de quelque manière que se soit à, ce qu’ils appelaient, « une simple révolte de hors-la-loi ». Un jour, dans la toute petite ville de Nédroma, près de la ville de Tlemcene et non loin des frontières marocaines, alors que ma grand-mère, qui n’était à l’époque qu’une jeune étudiante, se promenait avec sa tente et sa cousine, elle se fit interpeler par deux agents de polices français. Sa première réaction fut de leur demander ce qu’ils voulaient, mais les deux hommes […]