Entre deux villes

Barcelone, lundi 5 décembre 2011 A Châtelet l’écran attendait d’afficher si le prochain RER voulait bien se rendre à Roissy et j’étais charrette pour m’envoler collecter des histoires vraies à Barcelone. Finalement le troisième avait les bonnes consignes. L’Américain à la valise à roulette noire, lui destiné à Istanbul, et qui me disait avec l’accent c’est incroyable tout de même depuis vingt minutes, s’est relâché. Un jeune en santiags veste militaire british flag dans le dos, coiffé rockabilly, qui piétinait autour de l’Américain, s’indigna : putain, encore un qui va pas à La Plaine des jeux ! C’est n’importe quoi, pourtant y’a pleins de bureaux là-bas ! Le plus frappant […]

Edito

MARSEILLE. 1O JUILLET 2011 Je croise Beya aux Danaïdes, un bar situé en haut de La Canebière. Elle me dit qu’elle a une histoire pour moi, qui se passe au Maroc. J’avais accompagné une copine pour le mariage de sa sœur et je venais de passer deux semaines dans sa famille. Le dernier jour, on m’a fait du henné sur la main, ils mettent du citron sucré pour que le motif tienne et de la ouate pour que ça sèche. On dort avec un gant. J’avais rencontré un Marocain lors du mariage. Il voulait un souvenir de moi, alors je lui ai offert mon briquet et lui m’a donné une […]

Le diable en Lozère

À dix ans, j’habitais Versailles. Mon père était militaire, ma mère institutrice. Nous étions en 1956- 57. Depuis le temps que je voulais aller en Lozère, chez mes grands-parents, que je ne connaissais pas. Mais 650 kilomètres avec une Prima 4… Pourtant, cette fois, mes parents se sont décidés et on a débarqué pour la première fois dans le village de Badaroux, 700 habitants, à 5 kilomètres de Mendes. Pas de confort : pas l’eau courante, tout juste l’électricité. Chose curieuse, ma mère, qui n’avait pas vu ses parents depuis quinze ans, s’est de suite remise à vivre comme une vraie Lozérienne de l’époque. On passait à table, les hommes […]

La main impure

J’avais retrouvé au Maroc une copine dont la sœur se mariait et je venais de passer deux semaines dans sa famille. Le dernier jour, on m’a fait du henné sur la main, ils mettent du citron sucré pour que le motif tienne et de la ouate pour que ça sèche. On dort avec un gant. J’avais rencontré un Marocain lors du mariage. Il voulait un souvenir de moi, alors je lui ai offert mon briquet et lui m’a donné une boîte d’allumettes. Les allumettes marocaines de l’époque n’étaient pas bien conçues, le souffre se barrait partout, on manquait de griller son tee-shirt à chaque fois. J’ai pris le bus pour […]

Déposez votre histoire à la librairie des Colonnes

La librairie tangéroise, partenaire du projet, a mis en place une boîte aux lettres pour déposer son histoire vraie dans la langue de son choix (arabe, français, espagnol, anglais, italien, berbère…). Les meilleures histoires seront lues à la librairie et seront publiées sur le site Internet. Si vous souhaitez participer au projet et devenir vous-même collecteur d’histoires vraies, n’hésitez pas à nous contacter par mail ( histoiresvraies2013@gmail.com) ou en déposant un message dans la boîte.  » On n’a pas tous un roman à écrire mais on a tous une histoire vraie à partager !  » Librairie des Colonnes, 54 boulevard Pasteur, Tanger. www.librairie-des-colonnes.com