Pour cette classe d’âge, avoir vingt ans en 1944, ou nous étions encore
en guerre, elle à été une année de transition radicale.

Les huit premier mois étant sous le régime de l’état Fran«ais, donc au
service des occupants Allemands, avec les réquisitions en tout genre,
m me les jeunes hommes, pour assurer des travaux en vue d’éviter le
débarquement sur nos Côtes Atlantiques.

Notre frère Olivier (1924-2005) à été de ceux-là, participant ainsi à ce
que nous appelons aujourd’hui le Service Civil.

Puis en fin d’année, sitôt les allemands partis nous sommes passé sous le
régime du Gouvernement Provisoire du Général De Gaulle, avec mission de
réorganiser la France, période ou à été instituée une formation militaire
concernant cette classe 44, en restant sur place dans les Gendarmeries.

Entre ces deux périodes il y à eut les libérations. Si Paris, à été
libéré le 24 ao€t, les Sables d’Olonne les 27-28 Août. Pour nous à Maché,
nous avons eu aussi notre libération officielle entre ces deux dates,
avec un détachement de soldats F. F. I. (Forces Fran«aises de
l’Intérieur) de Saint Gilles sur Vie, sous les ordres du Lieutenant
Thomazeau, en présence de la population machéenne.

Mais c’était sans compter sur le passage de cette colonne Allemande, les
31 ao€t et le 1er septembre à Apremont-Maché, avec prise d’otages et en
laissant derrière elle six morts cinq de chez-nous et un soldat Allemand.

Peu après «a été la libération de la Roche sur Yon le 17 septembre,
d’Aizenay le 24.

C’est en cette fin d’année 1944 et le 1er semestre de 1945, que la classe
44, entre en Formation Militaire, pour nous machéens c’était à la
Gendarmerie de Palluau,

Notre frère Olivier, à écrit lui-m me son témoignage il y à 12 ans, le
voici.

 » C’était un début de formation militaire a la fin de la guerre, les
jeudis et les dimanches en matinée. Il y avait des exercices de sport au
stade André Dorion à Palluau, des entraînements au château de Palluau,
dont tir au Moser avec un fusil Allemand.

Nous étions encadrés par les gendarmes de Palluau, principalement un
nommé Deau, celui à côté de moi sur la photo, devant l’ancienne
gendarmerie route du Poiré sur Vie, à l’angle de la route de la gare.

Comme moyen de transport, nous avions le vélo pour aller de Maché à
Palluau, avec deux pneus troués posé l’un sur l’autre, en ne mettant pas
les trous en face. Les pneus étaient rares du fait de la guerre. Ce
n’était pas très confortable, un peu dure aux secousses !

Nous avons été par trois fois recevoir les piqures dans le dos comme à
l’armée, à la Caserne Travot à la Roche sur Yon.

Un soir, comme souvenir mémorable, nous sommes sortis par un trou dans le
grillage côté de la rue des Poilus, pour aller au cinéma. Nous n’avions
pas le droit de sortir… Pour rentrer, impossible de passer par oï nous
étions sortis, le terrain étant en forte pente. Alors, nous avons entrés
par la grille, en offrant des cigarettes au gardien sentinelle, tout
heureux d’avoir réussi à entrer, pas pressés d’aller dans la chambre et
en plus en faisant du bruit.

Mais voilà que les gardiens au poste d »entrée, sont venus nous cherchez.
Nous étions trois, qui n’étaient pas encore couchés. Par malchance,
toutes mes couvertures m’avait été volées, sans cela je me serais allongé
en dessous sans me déshabiller.

Ils nous ont conduits faire un tour au  » gnouf « . Ce n’était pas très
engageant. Mais cela a eu l’avantage de nous faire découvrir ce que nous
n’aurions jamais vu.

A la fin de cette formation militaire, pour clôturer, nous sommes allés
faire des tirs dans le bois de la Bazerière d’Aizenay, avec marche à pied
autour de la Mégrière. Une véritable manœuvre de fin de classe en ce 29
juin 1945, je me retrouvais avec 248 points

Je me souviens du défilé du 14 juillet 1945 à la Roche sur Yon, en civil,
un calot militaire sur la t te.

Cette période était vécue comme une contrainte, sans en percevoir des
retombées possibles.

Pourtant, cela a été considéré comme une véritable formation militaire et
attestée par la délivrance du Livret militaire.  »

Note :

En référence dans notre livre familial à la page : 220

Henri Papon, 83 ans