C’était en 2007, nous avions prévu de partir en voyage, notre destination était Alger, en Algérie donc. Nous avions pris une compagnie réputée pour ses retards, et nous avions quitté la maison à environs 14 heures.

J’avais très envie de retrouver mon pays natal, Alger… la ville blanche, ses côtes, ses quartiers, son accueil chaleureux et familial… L’avion arriva. Un Airbus A330-200, très bel avion, je me languissais d’être a bord, il était énorme, je restais bouche bée, émerveillé. Je ne bougeais plus, l’annonce de l’embarquement fut prononcée. A bord, le rêve continua. L’allée était comme ouverte à moi, je la traversai, le bonheur me sauta à la gorge, c’était comme dans un rêve sauf que ne pouvais me réveiller ; je n’y croyais pas, les sièges étaient comme neufs, on aurait dit des hublots de diamant. Cet avion-là, j’en ai fait mon palais, à jamais je ne le quitterai, me disais-je… Près d’une heure que nous sommes en vol. Une fois le repas débarrassé, l’avion que je ne voulais pas quitter, contre mon gré, en décida autrement… Lorsque je décidai de faire un petit somme pour finir cet agréable voyage, la cauchemar commença. Alors que je fermais le volet, la cabine fut comme plongée dans le noir, l’avion chuta dans le vide. L’action se faisait dans un très lent ralenti, je crus mourir pendant un instant. Une femme au loin criait le nom de son époux, des enfants pleuraient… Je pris la main de ma mère, priant pour que tout aille bien, et l’avion se stabilisa.

Comme si cela ne suffisait pas, quelques minutes après ce cauchemar, de l’eau coula de l’emplacement des bagages à main, ce qui provoqua un arrêt des télévisions au plafond : c’étaient des poissons congelés d’une passagère…