L’histoire que je veux partager avec vous est une histoire qui a marqué ma période d’études supérieures. Précisément, la vie que j’ai vécue à la cité universitaire. Dans la cité, entourée pas de jeunes étudiantes qui étaient comme moi, loin de leurs maisons, j’ai connu les bonnes et les hypocrites. Mon histoire commence quand une collègue de mes amies proches, qui était aussi notre voisine, a commencé à fréquenter leurs chambres sans raison. Parfois, elle disait qu’elle cherchait une des deux filles, mais aucune fois elle n’a laissé un message, ou elle n’est revenue les voir.
Un jour, mon amie n’a pas trouvé une grande somme d’argent qu’elle avait laissé dans son placard. Pour une étudiante, ce n’était pas facile du tout de perdre une telle somme, mais puisqu’elle ne pouvait pas douter de nous, elle a essayé de se convaincre qu’elle s’était trompée en comptant son argent.
Un peu plus tard, elle a reperdu son argent et a douté de sa collègue qui l’avait visitée une fois, mais elle a préféré ne rien dire.
Un jour de la dernière semaine de l’année scolaire, elle est sortie pour déjeuner à l’extérieur. Avant de sortir, elle a cherché son porte-monnaie mais elle ne l’a pas trouvé. Cette fois-ci, elle n’a pas pu rester calme, elle a commencé à crier fort dans le couloir en disant qu’elle avait tous ses papiers dans ce porte-monnaie. Enfin, elle est sortie pour déjeuner puisqu’elle n’avait rien à faire.
Une demi-heure plus tard, une voisine a frappé à ma porte et a dit qu’elle avait trouvé le porte-monnaie à côté de la porte de la chambre de mon amie. Quand celle-ci est revenue, je le lui ai donné. Elle l’a ouvert, mais n’a pas trouvé son argent dedans !
Elle s’est énervée et est sortie dans le couloir et a commencé à insulter celle qui le lui avait volé. J’ai trouvé ça sans aucun sens. Alors je l’ai calmée en disant qu’elle avait deux choses à faire : soit elle déclarait le vol à l’administration, soit elle essayait de réfléchir à qui avait fréquenté sa chambre.
Les filles voisines sont sorties pour entendre notre conversation et j’ai compris qu’elles doutaient toutes d’une seule fille. J’ai proposé de la faire sortir et de chercher dans sa chambre sous prétexte qu’on allait fouiller toutes les chambres. Quand elle a vu que nous étions toutes d’accord, elle est sortie de sa chambre et elle nous a laissé chercher.
Nous étions quatre, chacune s’est occupée d’un coin. En cherchant, j’ai récité dans mes pensées une sourate du Coran que les musulmans utilisent pour que Dieu les guide, et j’ai prié Dieu de m’indiquer ce que je cherchais. Alors j’ai ressenti quelque chose en touchant un petit oreiller. Donc, nous avons emmené l’oreiller à la voleuse, heureuses et étonnées en même temps.
Elle a nié au début et s’est mise en colère, mais elle s’est calmée après, et est rentrée chez elle. Après cela, nous n’avons plus jamais parlé ni avec elle, ni de ce sujet. Et cette année-là, à chaque fois que nous la rencontrions à l’université, nous nous souvenions de cette histoire qui nous a appris à être prudentes et à ne pas faire confiance à n’importe qui.

Sara El Hamdani – Texte / Text
Histoire écrite en français / Story written in French