Avec Baderdine, son ami Kamel, et une poignée de touristes-étudiants-chercheurs du Centre Diocésain des Glycines, nous avons visité la Casbah d’Alger, qui tombe en ruine justement parce qu’il n’y a pas de tourisme, ou plutôt parce que l’Etat Algérien se moque de la manne touristique et laisse les vieilles pierres partir en poussière, alors qu’il est plus riche que le Maroc et la Tunisie réunis (et justement pour ça).

Nous marchons tranquillement jusqu’au Mausolée, en nous prenant en photo les uns les autres. Par gentillesse on nous laisse entrer voir les reliques des Sidi, alors qu’ils sont en train de fermer. Puis on poursuit lentement vers le haut, jusqu’à une ruelle, où des enfants sont assis sur un pas de porte. Kamel explique que c’est un lieu de prière. Une femme de notre groupe demande à voir. Les enfants nous entrouvrent la porte. Elle prend sa photo et leur tend une pièce, mais devant nous le plus grand la refuse. On discute un moment avec eux. En douce, je tente de leur refiler quelques pièces, pour les remercier tout de même. Mais l’enfant à qui je tends l’argent me regarde, fier, et refuse d’un geste. Puis il revient vers moi et me dit quelque chose en arabe. Je demande à Kamel ce qu’il a dit. Il t’a dit que la prochaine que tu passais dans le coin, il t’invitait à manger le poulet dans sa famille.